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Déliquescences politiques

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La politique, telle qu'elle est pratiquée de nos jours, est très avilissante. Pour la population, c'est un problème car les politiciens sont censés la représenter, mais à cause des nombreuses déjections qui entravent leur conscience, ces ambassadeurs ne sont très souvent que les V.R.P. des lobbies ainsi que les jouets de leur propre intérêt de carrière et d'enrichissement. Les politiciens auraient tord d'en vouloir à la population du dénigrement qui s'abat sur eux, car ce sont bien leurs actes insensés, cupides et malveillants qui en sont la cause. D'où un grand désarroi pour la démocratie, car toute une frange de la population n'a plus de défenseurs dans les palais administratifs aux décors de péplum qu'elle prenait naïvement pour des temples de fraternité universelle.

Les politiciens en déliquescence observent profondément les formulaires du fond des yeux, sans sourciller, et ils remarquent que certains individus ont des talents très intéressants tandis que d'autres en ont moins ou même pas du tout. Pour ces politiciens virtuoses de la virtualité cynique, ces derniers n'existent que par le nombre, la masse, la statistique. Ils les considèrent comme inutiles voire négatifs pour la société. C'est pour eux une évidence : il existe une certaine quantité d'administrés qui ne servent à rien, et même lorsqu'ils travaillent ils n'ont pas plus de rendement que des tire-aux-flancs. Et tandis qu'ils annoncent cette vérité transcendante, nous comprenons que ces politiciens de palais ne connaissent pas la réalité, mais des concepts censés la représenter fidèlement. C'est là leur erreur fondamentale, car un individu vit surtout par sa conscience. C'est la conscience qui le caractérise. Il est conscience, c'est elle qui lui donne le sentiment d'exister. Dire qu'un individu est une inutilité dans la société n'est qu'un mythe inventé par des statisticiens criminels. Un être humain peut par exemple avoir une utilité spirituelle envers lui-même et de nombreux êtres...

Cette étude a pour objectif de mettre dans l'esprit les considérations à prendre en compte avant de faire confiance à un politicien, pour éviter de tomber dans les pièges à moutons, pièges d'autant plus nombreux que la période actuelle est riche en corruptions de toutes obédiences.

Les apparences

Tout d'abord, il n'est pas souhaitable de se fier à l'apparence physique du bonhomme ou de la bonne femme, laquelle apparence est semblable à  la carotte que l'on place devant l'âne pour le faire avancer. Le diable est un charmeur aussi longtemps qu'on ne regarde pas ses pieds griffus. En outre, il est préférable de ne pas se reposer sur le ton des discours. Ce ton peut être bienveillant, joyeux, magnanime, compatissant, et en réalité refléter exactement le contraire de la pensée de l'orateur. Ces deux critères peuvent être pris en compte, bien sûr, mais ils ont besoin d'être confirmés par le contenu du discours et par les actes du politicien ou de la politicienne.

Le contenu du discours

Le contenu du discours doit au moins répondre aux critères de clarté, de conformité à la réalité et d'honnêteté.

Le manque de clarté dans la parole peut provenir d'une obscurité de l'esprit ou de simples problèmes d'élocution. L'adage de Boileau : " Ce que l'on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément" n'est pas toujours vrai. En effet, il y a des intuitifs qui  peinent en mode discursif. La confusion réelle d'un esprit se voit surtout après, dans les actes. Il y a beaucoup de politiciens aux discours clairs et aux actes obscurs ou nuisibles. Parfois la supercherie apparaît déjà en filigrane dans le discours.

 

Il arrive qu'un esprit soit confus parce qu'il cherche à convaincre d'un mensonge, et qu'il n'est pas doué pour la comédie. Cet incident arrive parfois chez les politiciens, mais en général ils ont appris à mentir dans des écoles spécialisées, et ils ont ensuite acquis une grande expérience du terrain conceptuel, de sorte qu'il est difficile de les prendre en défaut. On découvre le mensonge en observant les actes qui suivent s'il y en a. L'idée générale d'ailleurs, c'est de toujours confronter les paroles reçues avec la réalité. Seulement, la réalité n'est pas toujours au rendez-vous au moment du discours, car elle aime prendre ses distances avec les concepts. Lorsqu'un candidat fait une promesse, il est impossible de la comparer aux faits réels qui n'arriveront que plus tard, en général trop tard, après la signature du contrat ou quelques mois après les élections. On dit alors du politicien qu'il est un vrai politicien, qu'il n'y a aucun doute sur cette vérité, et qu'il faudra en élire un autre lors de la prochaine tombola.

La parole des médias

Lorsque les paroles d'un politicien concernent la réalité présente, on ne peut généralement pas la vérifier totalement. On peut regarder autour de soi, se faire une petite idée, mais pour savoir ce qu'il en est d'une population nombreuse, il est nécessaire de se fier à la parole des médias. Et apparaît un autre problème. Les médias ne sont pas forcément dignes de confiance parce qu'ils peuvent être corrompus par des banquiers, des politiciens, par leur ligne éditoriale ou leurs propres ballonnements intestinaux. Un journaliste peut aussi recevoir des menaces ou un bakchich de la part de la direction du journal. En général  le corrupteur donne un gros billet à la hiérarchie qui se charge ensuite de menacer ses subordonnées de licenciement ou de baisse de grade, ce procédé revenant moins cher que d'offrir des bakchichs à tout le monde. En outre il n'est pas productif d'enrichir des personnes que l'on veut ruiner par la suite, lorsqu'ils auront achevé leur job et qu'ils deviendront des inutiles comme les autres.

L'avis du plus grand nombre

Que peut-on faire pour savoir si un politicien et les médias mentent lorsqu'il est impossible de confronter leurs dires à la réalité ? La première idée qui vient à l'esprit consiste à décréter vainqueur l'avis partagé par le plus grand nombre de personnes. Ce raisonnement est loin d'être toujours vrai, car la majorité des gens peuvent se tromper, surtout s'ils se contentent d'écouter les médias du château ruisselant, qui vont tous dans le même sens par empathie pour la corruption. Le métier de journaliste ressemble de plus en plus à celui de copiste. La viande des journalistes ignorants ou corrompus  coûtant cher à la société de consommation sera donc facilement remplacée par une boîte de sardines remplie de la technologie du perroquet qui dit oui. En France, l'AFP est détentrice de la vérité, le rôle que jouait la Pravda dans l'ancienne URSS, si bien que les journalistes n'ont pas besoin de comprendre ce qu'ils copient.

 

 

Se recueillir

​​Puisqu'on ne peut rien savoir de l'extérieur, il ne reste donc plus que le face à face avec soi-même. Quelle horrible circonstance! Tout ce travail d'observation, toutes ces questions posées à des voisins, des amis, des voyantes extralucides, et rien, aucun résultat...  Au contraire, la confusion augmente.

 

Si nous nous plaçons dans des conditions paisibles par la méditation par exemple, ou simplement en restant en paix avec nous-mêmes sans entrer dans des cogitations ou autres commérages intérieurs, on pourra reconsidérer notre choix mais cette fois-ci sans être perturbé par le flot d'émotions qui nous submerge à marée basse. Car, lorsque nous sommes dans le feu de l'action, nous pouvons considérer un avis comme vrai pour la seule raison qu'il va dans le sens d'une tendance, d'une habitude. Par exemple, nous pouvons accepter telle opinion parce qu'elle vient d'une personne que nous apprécions, sans nous soucier de la véracité de ses propos. Mais quand nous sommes dans un état paisible, nous voyons les choses de manière plus neutre. Dans cette état de neutralité lucide, nous pouvons examiner l'informateur, voir s'il a des billets dans les poches ou des intérêts égoïstes à donner un avis plutôt qu'un autre. Si l'informateur d'un avis a un fort intérêt pécuniaire ou social tandis que celui qui pose l'avis contraire n'a aucun profit, ni matériel, ni vaniteux, qu'il est blanc comme la neige d'une nuit de Noël à la lumière de la pleine lune, l'avis de l'informateur neutre est sans doute le plus vrai. 

 

Dans le cadre de l'épidémie actuelle, une personne qui ne prend pas conscience des intérêts colossaux des industries pharmaceutiques ainsi que des médias et des politiciens qu'elles ont corrompus, croira plus facilement à leurs mensonges que celle qui est au fait de tous les ingrédients de cette salade composée d'épines et de vinaigre, voire d'arsenic.

Le port de l'angoisse

On peut facilement comprendre qu'une information générant de l'angoisse chez l'informé, si elle provient d'une autorité censée apaiser la population, c'est-à-dire assurer une certaine protection paternelle et maternelle, est certainement fausse ou très exagérée, car située hors du cadre de salubrité de sa mission. On peut en déduire que cette autorité ne veut pas notre bien et qu'il est inutile de la prendre trop au sérieux. Il faut toutefois rester poli envers leurs milices pour ne pas avoir d'ennui, surtout lorsqu'elles sont casquées et munies d'une réalité augmentée plus réelle encore que la réalité, de même que Omo lave plus blanc que blanc (Cf. étude de Coluche). De même un pouvoir quelconque qui n'agit pas envers lui-même de la manière dont il demande aux autres d'agir ne doit également pas être pris au sérieux. Nous pouvons donc rire entre nous en faisant ce qu'il fait et non ce qu'il dit. Ce peut être amusant le soir de jouer leur comédie, en costume de l'époque augmentée, au lieu de regarder les publicités pharmaceutiques à la télévision.

 

Nouvelle division du monde

La production d'angoisse et l'arrogance, laquelle est une violence à la fraternité humaine, montre entre autres la volonté de diviser le monde en deux sous-mondes. Le critère principal de division de l'humanité est le QI de la richesse (qui explique l'arrogance), et le critère secondaire la pauvreté conscientielle (qui explique la production d'angoisse).  Ceux qui possèdent ces deux caractéristiques peuplent le sous-monde des ayant droit, et les autres sont  condamnés à vivre heureux comme des pantins ivres, obéissant aux rythmes absurdes d'une horloge volontairement déréglée. Le QI (Quotient d'Immoralité) de la richesse s'obtient par des chantages, des délits d'initiés, de la spéculation exorbitante, des vols, de la soumission, etc. ce que les communistes appellent la "grande honte du capitalisme" et les capitalistes la "grande perversion du communisme". La lecture est plus amusante en prenant l'accent chinois des films de Walt Disney.

La morale

Une autre critère qui nous permet de prendre la bonne décision par rapport à une information reçue, c'est la moralité. Il est imprudent de tenir compte d'un avis immoral pour deux sortes de raisons. La première est externe : Cet avis peut nous entraîner dans un engrenage d'immoralités dont les nuisances finiront par retomber sur nous. La deuxième est interne : Une action morale ne va pas alourdir notre karma. Notre futur en sera plus agréable. Et ceux qui n'auront pas à subir nos nuisances éviteront de se mettre en colère et, de la même manière, ne produiront pas de mauvais karma, ce qui est positif pour leur propre évolution.

La bienveillance

Il est également important de garder notre bienveillance vis-à-vis des pires salauds et criminels. Car autant il arrivera qu'une justice non corrompue finira par s'intéresser à la légalité de leurs actes et les mettre hors d'état de nuire, par exemple en les emprisonnant dans les chambres froides de banques désaffectées, autant ces êtres qui ont une vue erronée de l'existence méritent notre attention bienveillante, et nous devons leur souhaiter la purification de leur karma  négatif et la libération de leurs souffrances. Le contraire serait stupide : leur souhaiter tout le mal possible et les laisser libres de continuer leurs méfaits dans les rues fleuries des villes et des villages de la douce France, cher pays de mon enfance...

Syénten