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Page Jean-Luc Mélenchon

(candidat présidentielles 2022)

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Le programme

 

 
Programme fiscal

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Répondre « au ras-le-bol fiscal »

Comme en 2017, Jean-Luc Mélenchon propose de passer de 5 à 14 tranches d’imposition sur le revenu afin de mieux répartir la charge fiscale des Français. « Ce n’est pas normal que la classe moyenne porte sur son dos toute la société », plaide le député des Bouches-du-Rhône.

« Il n’est pas normal que certains ne payent rien », a-t-il ajouté à propos des Français qui ne paient pas d’impôt sur le revenu. « Mais pourquoi ne paient-ils rien ? Parce qu’ils n’ont rien. Donc si on augmente les revenus de toute une partie de la population, elle paiera l’impôt. Et elle ne demande pas mieux que de le payer. À l’autre bout, il y a ceux qui ne payent pas proportionnellement à ce qu’ils ont », a-t-il argumenté. « Donc mon système répond au ras-le-bol fiscal », juge Jean-Luc Mélenchon. « Parce qu’en dessous de 4 000 € par tête de pipe, mon système aboutit à un allègement de l’impôt », assure-t-il.

« Il faut que certains donnent plus »

Jean-Luc Mélenchon s’est dit prêt à taxer à 65 % la dernière tranche des Français les plus aisés, et non plus à 90 comme il le préconisait en 2017, précise BFM. Le leader de la France Insoumise veut en revanche instaurer un impôt universel. « Si vous voulez moins prendre, il faut que certains donnent plus. Je suis donc pour un impôt universel » , a ajouté Jean-Luc Mélenchon. Sur le modèle américain, ce système vise à ce que tous les expatriés français paient leurs impôts en France. « Où que vous alliez dans l’univers, je vous rattrape ».

 

Jean-Luc Mélenchon dévoile un programme dans la continuité de celui de 2017

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Le candidat de la France insoumise publie ce jeudi une nouvelle version de « L'avenir en commun », le livre programmatique qu'il avait porté lors de la précédente campagne présidentielle. Outre quelques mises à jour, on y retrouve l'essentiel des propositions déjà défendues il y a cinq ans.

« Notre constat est le même qu'il y a cinq ans. En revanche, nous avons pris en compte les dégâts du quinquennat Macron pour actualiser le programme », explique le député insoumis Eric Coquerel, qui cite l'exemple des investissements de la « planification écologique » si chère à Jean-Luc Mélenchon, dont le coût a été réévalué à 200 milliards d'euros. Le volet sur l'égalité femmes-hommes a lui aussi été enrichi.

En revanche, d'autres mesures ont peu évolué, notamment la mise en place d'une Assemblée constituante chargée de fonder une VIe République plus parlementaire, la réindustrialisation, le droit de vote à 16 ans, le droit à mourir dans la dignité, une fiscalité plus exigeante pour les plus aisés -notamment via le rétablissement de l'ISF-, ou encore la retraite à 60 ans, qui sont de nouveau présents dans cette version de « L'avenir en commun ». Des propositions anciennes mais que les Insoumis jugent toujours d'actualité, assurant à l'envi que leurs concurrents de gauche, notamment l'écologiste Yannick Jadot et la socialiste Anne Hidalgo , n'hésitent pas à s'en inspirer.

Priorité au pouvoir d'achat

Mais la grande priorité de Jean-Luc Mélenchon, qui dit vouloir convaincre les abstentionnistes et les classes populaires , sera le pouvoir d'achat. Invité du journal de 20 heures de TF1 mercredi soir, le député des Bouches-du-Rhône a mis l'accent sur ce sujet, reprochant au système politique actuel de « maltraiter les gens ».

Le candidat plaide ainsi pour une revalorisation du SMIC à hauteur de 1.400 euros, avec aucune retraite en dessous de ce nouveau plancher. Pour les étudiants et la jeunesse, il propose une allocation de 1.000 euros et la création de 300.000 emplois jeunes, saluant l'efficacité de ces contrats mis en place en 1997 par le gouvernement Jospin. Des mesures coûteuses qui seront compensées, selon le leader des Insoumis, par une hausse de la consommation qui en découlerait et qui redynamiserait l'économie française « par paliers ».

Alors qu'à droite, les candidats des Républicains promettent des suppressions de postes importantes dans la fonction publique, Jean-Luc Mélenchon estime, lui, que l'Etat devrait titulariser les contractuels. « Il existe 800.000 personnes contractuelles dans la fonction publique qui vivent tous les jours dans l'angoisse du lendemain. Si je suis élu, je les titularise le lendemain matin », promet-il.

Jean-Luc Mélenchon et l'Europe

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POLITIQUE - “La méthode a changé.” Invité de la matinale de France inter ce lundi 3 janvier, Jean-Luc Mélenchon a détaillé son changement de pied concernant l’Union européenne. Une position adoucie qui, espère-t-il, permettra “peut-être que certains fassent un pas” vers sa candidature à l’heure où le spectre d’une union de la gauche agite encore les débats.

En 2017, le chef de file de la France insoumise proposait un plan en deux parties: réformer Bruxelles de l’intérieur ou sortir des traités en cas d’échec. “L’Europe, on la change ou on la quitte”, résumait-il le 24 juin 2016, dans une note de blog publiée le lendemain du référendum sur le Brexit en Grande-Bretagne.

Cinq ans plus tard, cette expression bravache ne figure pas dans la nouvelle mouture de “L’Avenir en commun” (AEC) le programme des Insoumis pour la présidentielle 2022. Et pour cause: Jean-Luc Mélenchon parle désormais “d’opt out” ou de désobéissance ponctuelle, loin d’un Frexit éventuel.
L’“opt out”, c’est quoi?

“Au lieu d’avoir un débat idéologique et pour permettre peut-être que certains fassent un pas vers moi, je propose la chose suivante: le programme AEC quoiqu’il arrive, quoiqu’il en coûte, sera appliqué. Et si l’Union européenne s’oppose au contenu de ce programme, à ce moment-là nous pratiquerons ‘l’opt out’”, a-t-il ainsi expliqué avant de traduire: “nous n’appliquerons plus jamais en France un droit moindre que celui que nous avons déjà.”

En français, “opt out” signifie “se désengager.” Jean-Luc Mélenchon veut ainsi profiter des “options de retrait” qui s’appliquent, effectivement, à titre dérogatoire, au sein de l’Union.

“Il y a déjà de ‘l’opt out’ sur tout un tas de sujets et pas seulement du temps des Anglais, qui avaient fait ‘opt out’ sur les lois sociales. Il y a des pays qui ne pratiquent pas l’euro, il y a des pays qui ne sont pas dans le système de défense, il y a des pays qui n’appliquent pas les règles de libre concurrence sur la production de l’eau”, s’est ainsi défendu Jean-Luc Mélenchon. Plus concrètement, une poignée de pays (Danemark, Irlande et Suède) bénéficient effectivement de ce mécanisme sur certaines règles.
Comment Mélenchon explique cette évolution

Un changement stratégique assumé par les Insoumis. “Evidemment, on se perfectionne d’une campagne à l’autre et on examine les cas concrets”, a ainsi répondu le député des Bouches-du-Rhône, candidat à la présidentielle pour la troisième fois, pour qui “les conditions ont changé autour de nous, nous devons correctement évaluer le rapport de force pour être nous-mêmes dans un rapport de force.”

Et d’ajouter: “il faut se rendre compte que si nous venions à dire, comme les Anglais, ‘au revoir, on s’en va’, cela revient à dire qu’on donne les clefs du camion à la nation allemande, ce dont on il n’est pas question à mes yeux.”

Surtout, cette position quelque peu atténuée permet à Jean-Luc Mélenchon d’envoyer un message à ses différents concurrents à gauche à l’heure où la question des relations avec l’Union européenne s’affiche comme un des rares points de rupture entre socialistes, communistes, insoumis et écolos. “Sont-ils prêts à faire un pas vers moi?”, s’est-il interrogé, toujours sur France Inter. C’est la toute la question, qui est sans doute déjà vite répondue.

Opération Mélenchon, ou comment le Système fabrique une opposition factice à Macron

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En France, la promotion médiatique de Jean-Luc Mélenchon sert l’oligarchie de deux façons.

Lors de la campagne présidentielle, elle a d’abord servi à marginaliser la candidature de Benoît Hamon et surtout à concurrencer Marine Le Pen – l’objectif principal – en captant au profit de la France insoumise une partie de l’électorat populaire, séduit par les saillies du tribun Mélenchon. Le piège s’est refermé lorsque Marine Le Pen a essayé de concurrencer sur sa gauche le programme crypto-communiste de la France insoumise, ce qui a déçu ses soutiens de droite et favorisé par contrecoup l’élection d’Emmanuel Macron.

Depuis la victoire de ce dernier, la promotion de Jean-Luc Mélenchon a désormais pour fonction principale de rendre l’opposition de droite et patriote aphone. Les médias mainstream n’évoquent en effet cette opposition que pour s’étendre à l’infini sur ses divisions : que ce soit pour insister sur la pluralité de candidatures à la présidence des Républicains ou pour gloser à l’infini sur les luttes de tendances au sein du Front national. Mais jamais pour lui donner la parole comme opposition.

Champ libre, donc, pour les soliloques médiatiques de Jean-Luc Mélenchon !