​La conscience

Ce qui se déroule actuellement dans le monde demande une prise de conscience de la part de chacun. Il y aurait des personnes qui prendraient conscience et d'autres non. Nos tendances font que nous ne voyons rien, que nous voyons sans réagir ou que nous agissons dans un sens ou dans un autre. C'est cette conscience-là, fortement conditionnée, qui fonctionne dans la perception des événements, les qualifiant de totalitaires ou non. C'est la conscience utilisée dans la vie courante, la petite lumière qui guide la vie comme elle le peut. Elle est dualiste et ne voit pas la réalité panoramique des choses. Ainsi, que nous soyons conscients ou pas, nous sommes dans le même bateau amarré à lui-même.

Nous avons tous un karma plus ou moins lourd à épuiser, et l'époque est plutôt celle des karmas lourds. Le karma provenant de notre passé, nous sommes donc pour une part responsables de ce qui nous arrive, même si nous ne sommes pas coupables. Nous avons la possibilité d'adoucir les effets de ce karma par différents moyens, dont la compassion.

Ceci ne veut pas dire que tout le monde a "raison", car on a tord lorsqu'on n'est pas conforme à la morale qui veut que l'on ne nuise pas à autrui. La véritable morale n'est pas une convention, mais vient de beaucoup plus haut, de l'union essentielle. Elle est comme un petit souvenir de l'être tombé dans le marais de la manifestation.

Il existe aussi la conscience pure, non dualiste, panoramique, en union, l'union elle-même. Lorsqu'on s'y pose souvent, on est moins sensible aux tendances et aux émotions perturbatrices. Dans ce cas, la perception est plus vaste et moins biaisée, et l'on a une idée plus claire de ce qui se passe. Cette éventualité est assez rare, et dans la réalité, on perçoit les choses d'une manière biaisée, on peut donc rester aveugle à ce qui se passe ou avoir la chance de déceler quelques bribes de réalité. La personne qui se pose souvent dans la conscience pure est un spirituel, celle qui ne s'y pose jamais est un matérialiste. Ainsi un spirituel est mieux armé qu'un matérialiste pour repérer une atteinte à la conscience, une immoralité.

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Peur et croyance intellectuelle

La croyance intellectuelle entraîne ou non la peur, suivant les concepts objets de la croyance. Tout d'abord, ceux qui croient aux concepts sont plus facilement influençables par un manipulateur que ceux qui n'en font pas une croyance. Ne pas en faire une croyance consiste à les voir comme des outils pratiques qui permettent entre autres de mettre de l'ordre dans le tumulte émotionnel.  Ensuite, ils examinent toujours si le concept correspond à une réalité. Cette attitude peut les amener à faire des recherches et aboutir ou non à une certitude de relation d'un concept à la réalité vécue.

Parmi les malades atteints de croyance intellectuelle, c'est-à-dure parmi les déconnectés, il y a ceux qui croient aux concepts proférés par les autorités auxquelles ils croient.  Si cette autorité les manipule dans le sens de la peur, ils auront peur.

Pour certains, la croyance intellectuelle les aveugle sur leurs actes en les déconnectant de la réalité. Ce sont alors leurs fantasmes qui remplaceront la réalité.

 

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Ces êtres-là n'ont peur de rien, c'est du moins ce qu'on imagine en observant leur comportement. Leurs actions semblent très déterminées. Ils semblent savoir ce qu'ils veulent, et ils persévèrent jusqu'à ce qu'ils ont atteint leur but. On pourrait croire que ce but est la destruction, mais quelle destruction ? Est-ce qu'ils détruisent pour dépeupler ou qu'ils dépeuplent pour détruire ? Nous parlons ici de l'idée-même de détruire, avant même que l'objet de destruction soit trouvé. Il faut détruire, et on cherche quelque chose pour satisfaire cet instinct. Seulement, à un niveau plus fin d'entendement, il n'y a pas de destruction sans objet de destruction et réciproquement. Une solution consisterait à penser que l'objet te destruction a été changé en cours de route pour s'adapter aux circonstances. Par exemple, on peut initialement vouloir se détruire soi-même, et finalement opter pour la destruction de tous les autres.

L'intellectuel excessif ne montre pas d'émotion parce qu'il n'en a pas. ll n'y a pas de place pour les émotions dans son fourbi conceptuel jamais au repos. Là où il devait y avoir une émotion, il y a une pensée forte, déterminée, l'énergie de l'émotion est passée dans la consolidation d'une pensée. Dans le cas d'une émotion de peur, il s'est créé un consolidation d'une pensée en rapport avec la peur et qui en même temps dissipe la peur. La peur de la mort va se transformer en une consolidation de la pensée de porter la mort, de la porter hors de soi-même chez les autres. 

Un être qui crée la peur chez les autres a très peur lui-même, et s'il a intellectualisé les choses, s'il les a rendues virtuelles, cette peur sera invisible en tant qu'émotion, mais elle sera visible dans les actes qu'il produit dans son monde virtuel. Ce seront des actes de mort qui auront des répercutions mortifères dans le monde réel, mais il n'en sera pas vraiment conscient à l'étage où il devrait l'être, à l'étage du réel. Les aigles déchus jouent au fous dans des messes funèbres, et pendant ce temps tout un peuple est détruit dans sa relation à la nature et à la transcendance.

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Une maladie consiste à produire une maladie chez les autres

Quel est le plus malade, le malade lui-même ou celui qui provoque la maladie ? N'est-ce pas une maladie  de provoquer la maladie chez d'autres ? Les aigles voltigeant dans la suie des nuages sont nécessairement atteints d'une maladie profonde dans laquelle on imagine beaucoup de haine.  

La peur endormie

Passivité et opportunisme